Blogue · 27 septembre 2026 · 4 min de lecture
Vidéo immobilière : narration, musique ou texte à l'écran, quoi mettre et quoi éviter
Musique seule, voix hors champ, texte en surimpression, courtier à l'écran : chaque choix change qui regarde et où la vidéo se diffuse. Ce qui marche sur Centris, YouTube et Instagram, les droits musicaux, et les erreurs qu'on voit chaque semaine.
Une fois les plans tournés et montés, il reste la bande sonore et le texte, et c'est là que la moitié des vidéos immobilières se gâtent : une musique libre de droits entendue mille fois, une voix synthétique qui lit la fiche, des titres qui couvrent la cuisine, un logo qui clignote. Voici ce qu'on met dans une vidéo immobilière selon sa diffusion, ce qu'on évite, et la question des droits musicaux que les courtiers découvrent quand Instagram coupe le son.
Musique seule : le choix par défaut, et le bon
Pour une vidéo de 90 secondes sur Centris, le site du courtier et YouTube, la musique seule est le bon choix dans la majorité des cas : la propriété parle, l'acheteur regarde. La musique donne le rythme et l'émotion (calme pour une maison de famille, plus tendue pour un condo urbain, ample pour une propriété de prestige), sans dire ce que les images montrent déjà. On la choisit au montage, pas avant, et on coupe sur ses temps forts ; on explique la structure dans notre article sur la vidéo de 90 secondes.
Les droits musicaux : ce qui se passe sur Instagram
Une musique commerciale (une chanson connue) ne peut pas être utilisée dans une vidéo immobilière sans licence, et les plateformes le détectent : YouTube coupe le son ou ajoute des publicités, Instagram et Facebook retirent la vidéo ou coupent l'audio, Centris refuse. Nos vidéos utilisent des musiques sous licence commerciale, couvertes pour la diffusion sur toutes les plateformes, au nom du courtier. Un courtier qui remplace la musique par une chanson à la mode dans son montage Instagram perd cette couverture ; s'il veut une musique tendance pour un reel, il l'ajoute dans l'application, avec la bibliothèque de la plateforme, sur une version sans musique que nous fournissons.
La narration : quand une voix ajoute quelque chose
Une voix hors champ vaut la peine dans deux cas : une propriété de prestige où l'histoire compte (l'architecte, l'année, les matériaux), et une vidéo de secteur ou de quartier où l'on explique ce que l'image ne montre pas (les écoles, le train, le marché). Dans les deux cas, la voix dit ce que l'image ne dit pas, jamais la fiche technique (« quatre chambres, deux salles de bain » se lit sur Centris). Une voix synthétique s'entend et dévalue la propriété ; on utilise une voix humaine ou rien.
Le texte à l'écran : peu, et bien placé
Le texte en surimpression sert à trois choses : le secteur ou l'adresse au début, le prix si le courtier le veut, et le nom et le logo du courtier à la fin. Tout le reste (les superficies, le nombre de pièces, « cuisine rénovée 2024 ») encombre l'image et se lit ailleurs. Le texte se place dans un coin, dans une police simple, en petit, pendant 3 secondes, jamais au centre et jamais sur la cuisine. Pour les reels verticaux, où le son est souvent coupé, un ou deux mots-clés en surimpression (« vue sur le fleuve », « piscine creusée ») peuvent remplacer la narration ; on développe dans notre article sur les formats.
Le courtier à l'écran : une autre vidéo
Le courtier qui présente la propriété face caméra est un format à part, efficace pour sa marque personnelle, mais qui change la vidéo : il faut un micro, un éclairage, une prise de parole préparée, et le montage alterne le courtier et les plans. On le traite dans notre article sur la vidéo avec le courtier à l'écran. Pour la vidéo de la propriété elle-même, le courtier apparaît au mieux à la fin, 5 secondes, avec son logo.
Le son ambiant : rarement
Le son réel de la maison (les pas, les portes, les oiseaux dans la cour) donne une présence que la musique n'a pas, mais il demande un enregistrement propre, sans circulation ni voisins. On l'utilise sur les propriétés riveraines et de campagne (l'eau, le vent, les oiseaux), mixé sous la musique. En ville, on l'évite.
Les erreurs qu'on voit chaque semaine
- Le logo animé de 5 secondes au début : l'acheteur est parti avant la première image.
- La musique libre de droits générique : celle qu'on entend dans toutes les vidéos du secteur.
- Le texte qui liste la fiche : « 4 chambres, 2 salles de bain, garage double » en gros au centre.
- La voix synthétique qui lit le texte de l'annonce.
- Le prix en gros pendant toute la vidéo : il change, la vidéo reste.
- Le montage sans rapport avec la musique : des coupes au hasard sur une musique rythmée.
En résumé
Musique seule, sous licence commerciale, choisie au montage, pour la plupart des vidéos ; une voix humaine quand elle dit ce que l'image ne montre pas ; du texte en petit, dans un coin, pour le secteur, le prix et le courtier ; le courtier à l'écran dans une vidéo à part. La propriété parle ; le reste accompagne.
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