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Blogue · 4 octobre 2026 · 5 min de lecture

Qui paie les photos immobilières : le courtier ou le vendeur ?

Courtier, vendeur ou partage : les quatre arrangements courants pour payer la séance photo, ce que le contrat devrait préciser et comment en parler au vendeur avant de réserver. Chiffres de la grille à l'appui.

Chaque mandat soulève la même question, souvent à voix basse : qui paie le photographe ? Au Québec, il n'existe pas de règle unique. Il existe quelques arrangements courants, et le bon est celui qui est écrit avant la séance, pas celui qu'on découvre au moment de la facture.

Pourquoi la question se pose

Les photos sont une dépense de mise en marché. Elles servent à vendre la propriété du vendeur, mais elles servent aussi le courtier : sa fiche Centris, ses publications, sa réputation dans un secteur. Les deux y gagnent, et c'est pourquoi la répartition varie d'un courtier à l'autre, d'un bureau à l'autre et même d'un mandat à l'autre.

Le malaise vient rarement du montant. Il vient du flou : le vendeur croit que c'est inclus dans la commission, le courtier croit que c'est évident que c'est à la charge du vendeur, et le photographe est déjà rendu devant la porte.

Les quatre arrangements courants

1. Le courtier absorbe la dépense. Il la traite comme un coût de mise en marché, au même titre que la pancarte ou la publicité en ligne. C'est la formule la plus simple pour le vendeur, et c'est un argument au moment de signer le mandat. Elle demande de prévoir un budget : on en parle dans notre article sur le budget photo annuel d'un courtier.

2. Le courtier avance, le vendeur rembourse. Le courtier réserve et règle la séance, puis la somme est récupérée à la conclusion de la vente ou à la fin du mandat, selon ce qui est écrit. Le vendeur ne sort rien au départ, et l'entente dit clairement ce qui arrive si le mandat n'aboutit pas.

3. Le vendeur paie directement. La séance est commandée au nom du vendeur ou lui est facturée. C'est fréquent quand le vendeur veut des options que le courtier n'avait pas prévues : drone, vidéo, plan 2D.

4. Le partage. Le courtier assume le forfait de base, le vendeur finance les options. Exemple : photos HDR d'une maison régulière (250 $) par le courtier, photos aériennes au drone (110 $) par le vendeur, parce que c'est lui qui tient à montrer son grand terrain.

Aucun de ces arrangements n'est meilleur dans l'absolu. Le premier convient à un courtier qui veut se démarquer. Le deuxième protège la trésorerie de tout le monde. Le troisième est le plus transparent. Le quatrième suit la logique « chacun paie ce qui lui sert ».

Ce que l'entente devrait préciser

Quelle que soit la formule, cinq points méritent d'être écrits, même en deux lignes dans le contrat ou dans un courriel de confirmation :

  • Qui commande la séance et choisit le forfait.
  • Qui paie, et à quel moment : à la livraison, à la vente, à la fin du mandat.
  • Que se passe-t-il si la vente tombe ou si le mandat est retiré avant la séance (voir annuler ou déplacer une séance).
  • Qui paie les options : drone, crépuscule virtuel, plan 2D, vidéo.
  • Qui peut réutiliser les images après la vente : la question des droits d'auteur se règle mieux avant qu'après.

Précisez aussi, au moment de réserver, à qui la séance doit être associée. Cela évite qu'une facture arrive au mauvais endroit.

Mettre les chiffres devant le vendeur

Un vendeur hésite moins devant un chiffre précis que devant une rumeur. Voici la grille des photos HDR, avec le coût par photo livrée :

Type de propriété

Forfait

Photos

Coût par photo

Condo

175 $

25

7,00 $

Plain-pied

200 $

35

5,71 $

Maison régulière (à étage ou avec sous-sol)

250 $

40

6,25 $

Grande maison (2 600 à 3 500 pi²)

325 $

60

5,42 $

Prestige (3 500 pi² et plus)

425 $

90

4,72 $

L'extérieur seulement se commande à 85 $. Ces montants sont ceux de la grille, et le prix exact d'une propriété donnée s'affiche dans l'estimateur de la page Immobilier.

L'argument qui fonctionne le mieux auprès d'un vendeur n'est pas « c'est peu cher ». C'est « c'est la première chose que 100 % des acheteurs verront ». Si vous préparez une rencontre de signature, notre article sur la présentation des photos dans une proposition de mise en marché propose une façon d'en parler sans vendre.

Le cas du vendeur sans courtier

Quand il n'y a pas de courtier, la question disparaît : le vendeur est le client, il choisit et il paie. Il n'a pas à devenir expert pour autant. Il commande le forfait qui correspond à sa propriété, prépare la maison, et reçoit ses photos en 24 heures. On détaille ce cas dans vendre sans courtier : pourquoi et comment commander des photos pro.

Les erreurs à éviter

  • Réserver d'abord, discuter ensuite. La séance a lieu, les photos sont livrées, et la conversation sur le paiement se fait à la tension maximale.
  • Laisser le vendeur choisir seul. Il ne connaît pas la différence entre un forfait de 25 photos et de 60, ni le sens du drone sur un terrain. Le courtier conseille, puis l'entente suit.
  • Oublier les options. Un crépuscule virtuel à 35 $ la photo, un plan 2D, un drone : si personne n'a dit qui les assume, ce sont elles qui créent le malentendu.

En résumé

Il n'y a pas de bonne réponse unique à « qui paie », il y a une bonne réponse par mandat, et elle s'écrit avant la séance. Le courtier absorbe, avance, partage ou laisse le vendeur payer : l'important est que l'arrangement soit clair, que les options soient attribuées et que le vendeur ait vu les chiffres.

Prêt à réserver ? Utilisez l'estimateur en ligne : le prix exact s'affiche selon l'adresse, puis vous choisissez votre créneau.


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