Blogue · 10 octobre 2026 · 4 min de lecture
Maison avec logement au sous-sol : photographier les deux unités
Maison avec logement au sous-sol : comment photographier les deux unités sans les mélanger, montrer l'entrée indépendante, travailler la lumière, respecter le locataire et ordonner la galerie, avec un plan 2D par logement.
Un bungalow ou un cottage avec un logement accessoire au sous-sol, c'est deux logements sous un même toit, et deux publics : l'acheteur qui habite la maison et celui qui compte le loyer. Si la galerie ne montre que le rez-de-chaussée, le logement du sous-sol disparaît de l'annonce et avec lui une partie de la valeur. Si elle le montre mal, il ressemble à une cave louée. Voici comment photographier les deux unités sans les mélanger.
Deux unités, deux histoires
Le logement principal se vend sur le confort et la vie de famille. Le logement accessoire se vend sur l'indépendance (une entrée à part, une cuisine, une salle de bain) et sur le revenu possible. Les deux photos doivent répondre à des questions différentes, et la galerie les sépare clairement : d'abord la maison, puis le logement, puis les parties communes ou les extérieurs partagés.
La logique est proche de celle d'un duplex, mais le plan est différent : le logement est sous l'autre, les fenêtres sont plus petites, l'accès passe par une porte latérale ou arrière. Pour la logique du duplex, voyez notre article sur le duplex avec propriétaire-occupant.
Avant de photographier : la question de la légitimité
Un logement au sous-sol peut avoir été aménagé de façon conforme, ou non. Ce n'est pas au photographe de le dire, et ce n'est pas une affirmation à glisser dans une légende. Le courtier vérifie la situation auprès de la municipalité et du vendeur, et formule la description en conséquence. Pour la photo, la règle est de montrer ce qui existe tel qu'il existe, sans promettre un statut que personne n'a validé.
L'entrée indépendante : la première photo du logement
C'est la photo la plus importante de la série, et souvent la plus oubliée. L'acheteur veut savoir : y a-t-il une porte à part, est-elle éclairée, comment s'y rend-on, est-ce privé ? On photographie donc :
- la porte d'entrée du logement, de face, avec le chemin pour s'y rendre ;
- le trottoir ou l'allée qui y mène, dégagé ;
- le numéro ou la boîte aux lettres, si elle est séparée, sans montrer de nom de locataire.
La neige, les vélos, les bacs de recyclage et les ordures s'enlèvent avant la séance. Une entrée sombre ou encombrée raconte un logement sombre ou encombré.
L'intérieur du logement : lumière, hauteur, circulation
Les logements au sous-sol ont deux défis : des fenêtres petites ou hautes, et un plafond bas. La réponse est la même qu'ailleurs, avec un peu plus de soin.
- Toutes les lumières allumées, ampoules de même ton, y compris les lampes d'appoint.
- Une photo large par pièce depuis le coin, à hauteur de poitrine, pour que le plafond bas ne s'écrase pas.
- Une photo de la fenêtre s'il y a une vue, une photo du puits de lumière s'il y en a un.
- Cuisine, salle de bain, chambre et espace de vie photographiés comme pour un logement, avec la même exigence que pour la maison.
Pour la lumière dans les espaces enfouis, notre article sur les pièces sombres décrit la méthode. Pour la pièce de vie du sous-sol, voyez aussi notre article sur le sous-sol aménagé.
Le logement est occupé : préavis et respect
Si un locataire occupe le logement, la séance se planifie avec un préavis raisonnable (24 h) et dans la plage de visites de 9 h à 21 h. On s'entend avec le locataire sur ce qui se voit : pas d'objets personnels, pas de documents, pas de photos de famille. Si le locataire préfère ne pas ouvrir son logement ou que l'unité est trop encombrée, on photographie l'entrée, le bâtiment et un plan, et on laisse l'intérieur à la visite. Le détail se trouve dans notre article sur la propriété occupée par des locataires.
Le plan 2D : la pièce du puzzle
Pour un acheteur-investisseur, le plan de chaque logement vaut plus qu'une dizaine de photos : il voit le nombre de pièces, la superficie de chaque unité et la circulation entre elles. Le plan 2D se prépare par logement, mesuré sur place. Il coûte 50, 100 ou 150 $ selon la taille. Un plan pour la maison, un plan pour le logement : c'est ce qui permet de lire deux unités sans les confondre. Notre article sur le plan 2D du sous-sol explique ce qu'on compte, ce qu'on ne compte pas, et pourquoi la hauteur compte.
L'ordre de la galerie
Position | Contenu |
|---|---|
1 à 3 | Façade et meilleures pièces de la maison |
4 à 20 | Maison complète, de l'entrée aux chambres |
21 | Entrée du logement et chemin d'accès |
22 à 30 | Logement accessoire, pièce par pièce |
31 et plus | Cour, stationnement, plans 2D |
Le forfait dépend de la maison, pas de l'unité : une maison régulière (à étage ou avec sous-sol) se photographie à 250 $ pour 40 photos, et une grande maison de 2 600 à 3 500 pi² à 325 $ pour 60 photos. Un logement accessoire bien documenté demande souvent huit à dix photos : on le prévoit dans le total en choisissant le forfait, ou on passe au niveau supérieur.
En résumé
Deux unités, deux publics, une galerie à deux temps. L'entrée du logement est la première photo à ne pas oublier, la lumière est travaillée comme dans un sous-sol, le plan 2D se fait par logement, et le courtier décrit le statut de l'unité selon ce que le vendeur et la municipalité confirment.
Une maison avec un logement au sous-sol ? Indiquez-le dans l'estimateur en ligne pour choisir le forfait et ajouter le plan 2D de chaque unité.
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