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Blogue · 10 octobre 2026 · 4 min de lecture

Copropriété : autorisations pour photographier aires communes et toit

Condo : qui autorise la photo du hall, du gym, du toit-terrasse et du stationnement? Qui contacter, quoi mettre dans la demande, comment protéger la vie privée des résidents et quoi faire si le syndicat refuse.

Photographier un condo ne se limite pas à l'intérieur de l'unité. Le hall, le gym, la piscine, le toit-terrasse, la salle commune et le stationnement font partie de ce que l'acheteur achète, et ils appartiennent à la copropriété, pas au vendeur. Avant d'y déclencher un appareil, il faut une autorisation. Voici qui la donne, comment la demander et quoi photographier une fois qu'on l'a.

Pourquoi il faut demander

L'intérieur de l'unité appartient au propriétaire : il décide. Les parties communes appartiennent à l'ensemble des copropriétaires, et c'est le syndicat qui les administre. La déclaration de copropriété et le règlement de l'immeuble peuvent encadrer l'usage des lieux, y compris les photos. Même quand rien n'interdit la prise de vue, une demande préalable évite les mauvaises surprises : un concierge qui interrompt la séance, un résident qui s'inquiète, un conseil d'administration qui n'a pas été prévenu.

Le principe est simple : l'autorisation se demande avant la réservation, par écrit, et se conserve.

Qui contacter

Selon l'immeuble, la bonne personne est :

  • le gestionnaire de la copropriété, si le syndicat en a un ;
  • le conseil d'administration, par l'entremise de son président ou de son secrétaire ;
  • le concierge ou le responsable du bâtiment, pour l'accès pratique (clés, ascenseur, heures).

Le courtier ou le vendeur fait la demande, parce qu'il connaît les contacts. Le photographe ne demande pas à la place du vendeur : il arrive avec une autorisation en main.

Ce que la demande doit contenir

  1. La date et la plage horaire de la séance.
  2. Les lieux à photographier : hall, gym, piscine, salle commune, toit-terrasse, stationnement.
  3. Le matériel : appareil sur trépied, éclairage minimal, et drone seulement s'il est demandé.
  4. La durée prévue dans chaque lieu, et le nombre de personnes présentes.
  5. L'engagement de ne pas photographier de résidents, de plaques d'immatriculation lisibles ou de portes d'unités voisines.

Une demande claire se règle souvent par courriel, sans longue démarche. Il vaut mieux la faire une semaine avant la séance, pour laisser au conseil le temps de répondre.

Les aires communes : hall, gym, piscine, salle commune

Ces espaces sont ceux dont l'acheteur parle quand il compare deux immeubles. Ils se photographient aux heures creuses, quand personne ne les utilise : tôt le matin, en milieu de journée en semaine, ou en soirée selon l'immeuble. Notre article sur les aires communes explique ce que l'acheteur évalue vraiment dans chacune.

Pour une piscine ou un gym, on demande d'éviter les plages d'utilisation et on prépare les lieux : serviettes rangées, équipement aligné, rien d'oublié sur le plancher. Le concierge peut aider pour la lumière et l'accès.

Le toit-terrasse : le plus beau et le plus encadré

Un toit-terrasse est souvent l'élément qui fait la différence entre deux immeubles. Il est aussi plus encadré : sa capacité, ses heures d'accès, parfois des réservations. On demande donc une plage précise, et on vérifie que personne ne l'a réservée. La meilleure photo se prend à l'heure de la vue : le soleil bas, le crépuscule si la ligne d'horizon s'y prête. On y revient dans notre article sur le balcon et la vue d'un condo.

Pour le drone, c'est une question distincte : survoler un immeuble suppose l'accord du syndicat et le respect de l'espace aérien. Le drone est un extra (10 photos aériennes, 110 $), jamais inclus dans un forfait photos. Nous expliquons le cadre dans notre article sur l'espace aérien.

Le stationnement : unité, espace commun ou rangement ?

Le stationnement d'un condo peut être une partie privative (case numérotée appartenant à l'unité), une partie commune à usage restreint, ou une aire commune. La différence compte pour la photo : on photographie l'espace de l'unité sans montrer les véhicules des voisins, et on évite les plaques d'immatriculation lisibles. Un stationnement intérieur se photographie avec un grand angle qui montre l'accès (porte, rampe, ascenseur) et la case. Le courtier précise dans la fiche s'il s'agit d'une case privative, d'un espace commun ou d'un rangement.

Les résidents et la vie privée

On ne photographie pas de visages, de plaques d'immatriculation ni de portes d'unités identifiables. Si un résident passe dans le cadre, on attend ou on reprend la photo. Le principe est le même que pour une propriété occupée : on respecte le préavis (24 h) et les plages de visites de 9 h à 21 h. Le courtier ou le vendeur peut être présent pour accompagner le photographe, comme l'explique notre article sur la présence pendant la séance.

Et si le syndicat refuse ?

Un refus arrive, surtout pour le drone, la piscine ou le toit. Dans ce cas, la galerie se construit avec ce qui est permis : l'intérieur de l'unité, le balcon, la vue depuis l'unité, l'extérieur de l'immeuble depuis le domaine public. Le courtier peut aussi décrire les aires communes dans la fiche sans les illustrer. On ne contourne jamais un refus : une photo prise sans autorisation expose le vendeur, le courtier et le photographe.

En résumé

L'autorisation se demande avant la réservation, par écrit, auprès du gestionnaire ou du conseil. Elle précise la date, les lieux, le matériel et le respect de la vie privée des résidents. Le toit-terrasse et le drone demandent une attention particulière, le stationnement se photographie sans les véhicules des voisins, et un refus ne se contourne pas.

Un condo à photographier avec ses aires communes ? Envoyez votre demande d'autorisation, puis réservez dans l'estimateur en ligne.


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