Blogue · 27 septembre 2026 · 4 min de lecture
Le drone sur un plex urbain : toiture, cour, ruelle et rue étroite, ce que la vue aérienne montre à l'investisseur
Sur un plex de Montréal, le drone ne sert pas au paysage : il montre la toiture (état, drains, membrane), la cour et la ruelle, le stationnement arrière, la façade complète sur une rue étroite. Les prises, les hauteurs et l'autorisation sous Trudeau.
Sur une maison de banlieue, le drone montre le terrain. Sur un plex de Montréal, il montre autre chose : la toiture plate que personne ne peut inspecter sans échelle, la cour arrière et la ruelle que la rue cache, le stationnement, et la façade entière sur une rue trop étroite pour la cadrer depuis le trottoir d'en face. Pour l'investisseur qui compare dix plex sur Centris, ce sont des réponses à des questions de rendement. Voici ce que le drone montre sur un plex urbain, et comment on vole entre les immeubles, sous l'espace aérien de Trudeau.
La toiture : la photo que l'investisseur agrandit
Une toiture plate de plex, c'est 15 000 $ à 30 000 $ à refaire, et l'investisseur veut savoir avant la visite. Une vue verticale à 30 ou 40 mètres montre la membrane (élastomère, gravier, TPO), les drains, les solins autour des cheminées et des évents, les flaques, les réparations, l'état des parapets, et les équipements (thermopompes, antennes). Une photo lisible de la toiture évite une visite inutile ou, à l'inverse, rassure un acheteur qui aurait hésité. On ne retouche rien sur cette photo ; elle est faite pour être agrandie.
La cour, la ruelle, le stationnement
Depuis la rue, un plex de Rosemont ou d'Hochelaga a une façade et rien d'autre. Depuis les airs, à 25 ou 40 mètres en oblique, il a une cour arrière (un terrain, une terrasse, un potentiel), une ruelle (verte ou non, accessible en voiture ou non), un stationnement arrière (combien de places, une question à plusieurs milliers de dollars par année de loyer), un cabanon, des escaliers arrière. Ces éléments comptent dans l'évaluation d'un plex autant que les logements, et aucune photo au sol ne les montre ensemble.
La façade complète sur une rue étroite
Sur les rues du Plateau, de Villeray ou de Verdun, le trottoir d'en face est à 12 mètres : impossible de cadrer un triplex de trois étages sans le déformer. Le drone à 8 ou 12 mètres, en face de la façade, la photographie de face, entière, droite, avec l'escalier extérieur et la corniche. C'est la photo de façade que l'annonce mérite, et que la plupart n'ont pas. Quand le drone ne peut pas voler, la perche fait le même travail à 6 mètres ; on compare les deux dans notre article sur la perche et le drone.
La vue de voisinage : le métro, le parc, l'école
À 80 ou 100 mètres, en oblique vers un repère, la vue de voisinage situe le plex par rapport au métro, au parc, à l'école, au marché. Pour un plex où le propriétaire habitera, c'est un argument de qualité de vie ; pour un investisseur, c'est un argument de location (un plex à 300 mètres d'un métro se loue plus cher et plus vite). On décrit les cinq prises standard dans notre article sur les angles aériens.
Voler entre les immeubles : la technique
Un plex urbain est entouré d'autres plex, de fils électriques, d'arbres et de gens. On vole en vue directe, à basse altitude pour la façade, verticalement au-dessus du lot pour la toiture (sans survoler les voisins plus que nécessaire), sans survol de la rue quand il y a des passants, et tôt le matin quand la rue est calme. Un plex se photographie au drone en 15 minutes, dans la même séance que les logements.
L'autorisation sous Trudeau
La majorité des quartiers de plex de Montréal (Rosemont, Villeray, le Plateau, Verdun, Ahuntsic, Saint-Laurent) sont dans l'espace aérien contrôlé de Montréal-Trudeau. Notre pilote détient le certificat avancé de Transports Canada, demande l'autorisation d'avance, et respecte la hauteur accordée (parfois 30 mètres, ce qui suffit pour la toiture et la façade, moins pour la vue de voisinage). Hochelaga-Maisonneuve, Mercier et l'est de l'île sont en grande partie hors de cet espace : vols simples. On vérifie l'adresse à la réservation.
Ce qu'on ne fait pas
On ne photographie pas les cours et les balcons des voisins de manière identifiable ; on cadre le lot. On ne survole pas les gens. On ne vole pas les jours de vent fort entre les immeubles, où les rafales sont imprévisibles ; la portion drone est reportée sans frais.
Le prix
Le drone est un extra à 110 $ (10 photos), ajouté au forfait multi-logements (175 $ pour le premier logement et 110 $ par logement additionnel). Pour un triplex : 395 $ + 110 $ de drone, plan 2D par logement en option. L'estimateur en ligne donne le montant exact selon le nombre de logements.
En résumé
Sur un plex urbain, le drone répond aux questions de l'investisseur : la toiture en vue verticale, la cour, la ruelle et le stationnement en oblique, la façade entière sur une rue étroite, le voisinage à 100 mètres. Quinze minutes de vol, une autorisation que nous obtenons, et des photos faites pour être agrandies. On développe la galerie complète du plex dans notre guide du plex.
Un plex à photographier ? L'estimateur en ligne donne le prix exact selon le nombre de logements ; ajoutez le drone pour la toiture et la cour.
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